Comprendre pourquoi la peau souffre avec la désinfection répétée
L’utilisation intensive des solutions hydroalcooliques (SHA) s’est généralisée, surtout au sein des structures médico-sociales et des établissements de soins. Cette application fréquente, bien qu’indispensable pour prévenir les infections, n’est pas sans conséquence sur la peau. Selon un rapport de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), entre 60 et 90 % des professionnels de santé déclarent des troubles cutanés liés à l’hygiène des mains lors des épidémies de grippe ou de COVID-19.
La SHA, composée majoritairement d’alcool (éthanol, isopropanol ou n-propanol), altère le film hydrolipidique naturel de la peau. Ce film protège la couche superficielle contre la déshydratation et les agresseurs extérieurs. Une application répétée provoque :
- Une sécheresse accentuée : L’évaporation rapide de l’alcool emporte l’eau présente en surface, asséchant l’épiderme.
- Une irritation et des gerçures : La barrière cutanée s’affaiblit, ce qui offre une porte d’entrée aux micro-organismes, aux allergènes et aux résidus de produits.
- Un risque accru d’allergies de contact : Certains composants (parfums, conservateurs comme les isothiazolinones) peuvent être sources d’allergies, favorisées par la peau fragilisée.
