Pourquoi l’hygiène des mains reste un défi collectif
Les mains sont le principal vecteur de transmission des germes en établissement médico-social. Même en 2024, l’adhésion quotidienne à l’hygiène des mains ne dépasse souvent pas 40 % parmi les professionnels soignants en France, selon Santé publique France. Or, la bonne maîtrise de ce geste réduirait jusqu’à 40 % les infections associées aux soins (HAS, 2022). Cette efficacité n’est atteinte que si l’ensemble de l’équipe — et notamment la direction et les cadres — s’engage pleinement. Trop souvent, la responsabilité paraît reposer seulement sur les soignants, alors que la stratégie d’hygiène réussit ou échoue par l’implication de l’encadrement.
L’enjeu n’est pas celui du contrôle, mais de la culture : l’hygiène des mains doit être portée, incarnée et normalisée par celles et ceux qui impulsent la dynamique d’établissement.
