Les outils d’évaluation les plus utilisés
Il existe de nombreux tests et outils validés. Le choix dépend du contexte et du niveau du résident. Voici quelques exemples courants :
| Nom de l’outil |
Objectif |
Temps nécessaire |
Pour qui ? |
| AGGIR (Autonomie Gérontologique, Groupes Iso-Ressources) |
Évalue le degré d’autonomie |
10-20 min |
Tous résidents |
| Tinetti |
Analyse de la marche et de l’équilibre |
10 min |
Mobilité à risque de chute |
| Get Up and Go |
Test global transfert et déplacement |
5 min |
Pour repérage rapide |
| SMAF (Système de mesure de l'autonomie fonctionnelle) |
Capacités fonctionnelles et besoins d’aide |
Variable |
Population dépendante |
| 2-minutes Walk Test |
Endurance de la marche |
2 min |
Résidents valides |
Chaque outil requiert une formation minimale pour être utilisé avec fiabilité. Leur intérêt majeur : objectiver la situation, communiquer facilement entre professionnels et suivre l’évolution dans le temps (cf. recommandations HAS – Haute Autorité de Santé).
L’importance de l’observation en pratique
Aucun score ne remplace l’observation attentive en situation réelle :
- Accompagner le résident lors d’un trajet habituel : notez les gestes, hésitations, détours et éventuels dangers.
- Solliciter son avis : « Comment ressentez-vous la marche avec cette canne ? »
- Interroger la famille ou le personnel de nuit sur le vécu quotidien : déplacements nocturnes, tentatives hasardeuses, habitudes particulières.
L’avis de l’ergothérapeute : clé dans le choix des aides techniques
L’ergothérapeute dispose de compétences spécifiques pour l’analyse fine des besoins moteurs, sensoriels et environnementaux. Son rôle :
- Aider à choisir l’aide technique la plus adaptée : canne, cadre de marche, rollator, fauteuil roulant…
- Donner des conseils pour les aménagements matériels (lit médicalisé, barres d’appui, éclairage, etc.)
- Former le résident à l’usage correct de son aide, mais aussi l’équipe ou la famille si besoin.
- S’assurer de l’acceptation de l’aide par le résident, ajuster si résistance ou difficultés.
D’après le rapport IGAS (Inspection générale des affaires sociales, 2018), en EHPAD, moins d’un résident sur trois a bénéficié d’une évaluation spécifique par un ergothérapeute. Or, cela augmente clairement la pertinence du matériel choisi, limite le sentiment de stigmatisation et diminue les risques d’accidents.