Prévention de l’escarre : une priorité quotidienne
Les escarres concernent encore 4 à 10 % des résidents porteurs de fauteuil, selon les enquêtes nationales (Santé publique France). Adapter l’assise, varier les matières du coussin, ou installer un coussin à air est crucial. L’ajustement du dossier (inclinaison, soutien lombaire) limite aussi les cisaillements en position assise prolongée.
Fauteuils pour troubles neurologiques
L’accident vasculaire cérébral, la maladie de Parkinson ou d’Alzheimer amènent des difficultés de posture, du tonus ou de la conscience du corps :
- Ajout de guides-abducteurs pour éviter l’adduction excessive des genoux
- Coussins latéraux pour limiter les penchants
- Ceintures de sécurité ou de maintien (toujours en conformité avec le respect des libertés : usage restreint et validé par l’équipe médicale et le résident ou ses représentants)
Préserver l’autonomie de propulsion
Si la personne utilise elle-même son fauteuil, pensez à :
- Des roues à main surdimensionnées, plus ergonomiques
- Des mains-courantes antidérapantes
- Des accoudoirs escamotables pour faciliter le passage des mains
- Des roues souples à faible résistance pour les forces diminuées
L'objectif ici reste que la personne reste actrice de ses déplacements le plus longtemps possible (source : Agevillage).
Accessoires et équipements complémentaires
- Poches et sacoches pour les effets personnels
- Plateaux repas amovibles pour maintenir une autonomie lors des repas
- Appuis-têtes ou latéraux selon l’état postural
- Freins rallongés pour une accessibilité simplifiée
- Éclairages ou avertisseurs sonores pour les déplacements en extérieur