L’enjeu majeur : prévenir les escarres chez les personnes alitées
Dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), la question du matelas ne se résume pas au confort. Pour les résidents en perte d’autonomie, amenés à rester au lit durant de longues heures, le matelas devient un véritable outil de soin : il s’agit avant tout de prévenir la formation d'escarres.
Les escarres — ou « ulcères de décubitus » — touchent, selon Santé publique France, jusqu’à 15 % des résidents d’EHPAD (Santé Publique France). Ce risque s’amplifie avec l’immobilité, la dénutrition et certaines pathologies chroniques. Devant cet enjeu, deux grandes catégories de matelas s’opposent : les matelas en mousse (souvent dits « à mémoire de forme » ou « à haute résilience ») et les matelas à air, généralement dynamiques.
Quelles différences essentielles ? À qui s’adressent chacun de ces dispositifs ? Quels bénéfices, mais aussi quelles limites, pour la vie quotidienne des résidents et des soignants ? Voici une analyse concrète pour guider le choix, terrain à l’appui.
